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Il parait que Santorin est l'une des plus belles îles des Cyclades, et ce n'est pas moi qui vous dirait le contraire tant son charme m'a époustouflé! Ma belle-soeurette et moi avons roulé en long, en large, en travers jusqu'à ce que cette terre volcanique nous dévoile ses secrets.

 

JOURNÉE 1 : FIRA, LA CAPITALE

 

Nous quittons Paris au petit matin et arrivons à Santorin après 3h20 de vol. Nous avons plané au-dessus des Alpes enneigées et de la Croatie : tout ce que j'ai pu voir avant de m'endormir!

Vue sur les Alpes enneigées - Copyright mycottoncloud

Vue sur les Alpes enneigées - Copyright mycottoncloud

Nous récupérons la voiture de location à l'aéroport et filons vers le village de Karterados où nous attend notre chambre chez Stavros Villas. A quelques minutes de Fira, ce petit hôtel simple et propre au confort standard est agréable. Il y a des palmiers, une piscine, des transats et Stavros son propriétaire : un homme gentil, chaleureux, attachant qui travaille avec sa fille et sa femme. Certains après-midi, vous verrez aussi la grand-mère assise à l'ombre (on pourrait presque jouer au 7 familles version grecque).

Karterados - Copyright mycottoncloud

Karterados - Copyright mycottoncloud

Stavros Villas - Copyright mycottoncloud

Stavros Villas - Copyright mycottoncloud

Stavros Villas - Tous droits réservés

Stavros Villas - Tous droits réservés

Après avoir pris possession des lieux (au top le balcon avec vue sur la piscine), nous descendons à Fira en commençant par penser au déjeuner : le soleil est à son zénith et il fait faim!

 

Notre attention est attirée par le magnifique jardin arborée et fleurie de Pelican Kinpos, où nous savourons nos premiers plats grecs en levant nos verres à ce voyage de belle-soeurettes. Je choisis le "tourloud" (plat traditionnel d'aubergines gratinées à la tomate, feta et basilic dans une terre cuite) accompagné de pommes de terres aux herbes. Pour la touche sucrée, le serveur nous offre des pana cottas à la fraise et son plus beau sourire.  Quel bonheur d'être en vacances, j'ai toute l'énergie nécessaire pour parcourir Fira!

Pelican Pintos - copyright belle-soeurette

Pelican Pintos - copyright belle-soeurette

Quelques pas plus loin, nous nous arrêtons devant la cathédrale orthodoxe en longeant la caldeira. La vue est saisissante avec le volcan à l'horizon, les falaises de strates multicolores bordées de maisons troglodytes, de piscines à débordement...le tout dans un labyrinthe de ruelles animées.

Le volcan - copyright mycottoncloud

Le volcan - copyright mycottoncloud

La cathédrale orthodoxe - copyright mycottoncloud

La cathédrale orthodoxe - copyright mycottoncloud

La cathédrale orthodoxe - copyright mycottoncloud

La cathédrale orthodoxe - copyright mycottoncloud

La caldeira - copyright mycottoncloud

La caldeira - copyright mycottoncloud

Nous descendons ensuite les 600 marches qui nous séparent du petit port de Fira Skala, en suivant le défilé des mules. Attention aux paquets qu'elles laissent derrière elles, c'est une épreuve de slalom! 

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Fira Skala - copyright belle-soeurette

Fira Skala - copyright belle-soeurette

Après une pause, nous remontons sur la caldeira en téléphérique pour continuer à flâner dans Fira jusqu'à la tombée de la nuit. Au détour d'une impasse, nous délirons en apercevant une barque sur un  toit.

Le téléphérique - Copyright belle-soeurette

Le téléphérique - Copyright belle-soeurette

Copyright belle-soeurette

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Copyright belle-soeurette

Copyright belle-soeurette

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Le coucher de soleil est magnifique depuis la terrasse du bar-restaurant Volkano. Nous en prenons plein les yeux et commandons un "visanto" de 16 ans d'âge aux notes de miel, noisettes, caramel et vanille. Ce vin doux produit sur l'île n'est pas totalement à mon goût mais je me rattrape avec un "apaki", délice de porc grillé aux oignons caramélisés et fromage servi sur du pain pita.

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Nous rentrons à l'hôtel en évoquant nos premiers souvenirs. Ce voyage s'annonce inoubliable et dépaysant! Je goûte mon bonheur et attends la suite avec impatience.

 

JOURNÉE 2 : D'IMEROVIGLI A OIA MON AMOUR

 

Je me sens vraiment en vacances lorsque mes journées démarrent lentement. Je me réveille et me plonge dans "L’Âme du Monde" de Frédéric Lenoir tandis que Didi dort près de moi. Pour la petite histoire, sept sages venus des quatre coins du monde se réunissent pour transmettre à deux adolescents les clés de la sagesse universelle : une fable initiatique qui m'ouvre l'esprit...

 

Place au petit-déjeuner! Nous trouvons un spot ensoleillé sur la terrasse (le même tout au long du séjour) et je fais une "inspection araignée" pour éviter les mauvaises surprises (phobie quand tu nous tiens)

 

Aujourd'hui, nous partons vers le nord de l'île avec un premier arrêt à Imerovigli. Ce village escarpé aux rues sinueuses et étroites s'explore dans un dédale infini de marches bordant la caldeira (sport de plein air garanti). Il y a beaucoup de demeures et d'hôtels luxueux par ici. Nous observons le balai bien rôdé des serveurs qui exécutent leur danse en passant d'une maison à une autre, les bras chargés de plateaux aux cloches argentés.

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Nous continuons notre route vers Oia, la seconde ville de Santorin. Une cathédrale trône à l'entrée, ouvrant le chemin vers le coeur de la cité avec des drapeaux flottant au vent.

 

Nous passons sous un arc de bénédictions et faisons un arrêt dans une agence pour programmer une sortie en voilier vers les îles de Folegandros, d'Anafi et de Sikinos. Finalement, Santorin nous aura pour elle toute seule car le début de saison offre peu de possibilités pour cette escapade.

 

En flânant dans Oia, une multitude de détails retiennent notre attention, notamment cet œil  bleu peint sur un mur que nous voyons absolument partout. Il parait qu'il protège de la "matiasma" (le mauvais œil), une croyance que les grecs ont l'air de prendre très au sérieux!

Copyright belle-soeurette

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Pause déjeuner à l'ombre de Lotza, avec sa vue magnifique sur la caldeira. Ce restaurant traditionnel fondé il y a 36 ans propose une cuisine authentique et savoureuse, idéale pour continuer à découvrir la gastronomie grecque : je déguste un "feta cheese" (carré de pâte filo à la feta recouvert de miel et de sésame) et un "gemista" (plat de poivrons farcis avec un mélange de riz complet, raisins secs et pignons de pin).

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Pour le dessert, nous descendons au port d'Ammoudi tout en turquoise et transparence. Des poulpes fraîchement pêchés sont suspendus au soleil près des gousses d'ail, l'odeur des grillades de poissons et de crustacés emplit l'air, tandis que des baigneurs sautent avec exaltation dans l'eau rafraîchissante. Nous les observons en suivant un petit sentier qui serpente dans la roche charbon, puis rebroussons chemin pour nous prélasser chez Katina : rien de tel qu'un baklava à la pistache avec sa boule vanille et un thé glacé!

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Au moment de repartir, nous grimpons les 300 marches pentues qui nous séparent du centre ville : je suis essoufflée, transpirante et morte de rire! En passant près d'une mule, Didi s'est pris une "QUIFLE" de première (quifle = queue/gifle) dont on se souviendra : soit notre brave bête chassait les mouches, soit la tête de Didi ne lui revenait pas!

 

Nous continuons d'explorer Oia en entrant dans les ateliers d'artistes et les boutiques artisanales pour nous imprégner de créativité et de folklore. Nous avons tellement chaud dans nos baskets que nous craquons pour des sandales en cuir grec : la vie est belle les petons à l'air!

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Le soleil ne va pas tarder à se coucher. Il est temps de rejoindre Kastro où nous attend la table  réservée plus tôt. Le ciel incandescent nous fait vibrer devant un calamar grillé au pesto de pistache-citron vert, des légumes croquants et un gâteau d'orange, miel, cannelle aux notes sucrées/épicées.

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Nous quittons Oia dans la nuit noire, alors que la cité se pare de mille feux. Le retour à Karterados est épique : la route est extrêmement dangereuse et le GPS lui-même a perdu ses repères. La prudence est de mise et nous sommes soulagées de retrouver notre lit pour un sommeil bien mérité.

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JOURNÉE 3 : KAMARI ET EXO GONIA

 

La boussole nous indique la station balnéaire de Kamari au sud est de l'île! Sa longue plage de sable noire est bordée à son extrémité par les falaises calcaires du cap Messa Vouno, au sommet duquel se dresse des vestiges de l'antiquité.

 

Au programme : cocktails, farniente, papotage, sieste, lecture, musique et spécialités grecques évidemment. Mais d'abord, nous faisons le tour des boutiques pour me trouver un maillot de bain : suis-je la seule à partir en vacances en laissant cet indispensable bien en vue sur le lit pour ne pas oublier de le glisser avec le reste des affaires (morte de rire)? Les prix sont exorbitants mais je finis par trouver une jolie pièce corail qui sublime les rondeurs de ma silhouette sans me ruiner. Didi flashe aussi sur un modèle, nous voilà refaites! 

 

On prend nos quartiers chez Visanto, un bar-restaurant de plage qui propose des transats gratuits à conditions de consommer. Je teste le "burger grec" à base de boulettes de boeuf aux aromates, de concassé tomates-oignons rouges, de sauce au yaourt et de pain pita servi à part. Une version saine et légère que je clôture avec un yaourt grec et des fruits frais.

 

Le temps est suspendu : je me repose en respirant l'air marin, en écoutant le bruit des vagues, en enfonçant mes pieds dans le sable chaud. Pas de baignades pour moi - l'eau est glacée et je suis trop inconfortable avec "la visite mensuelle de mes chères copines" - mais je me rattraperai bientôt!

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C'est la fin d'après-midi, nous ramassons nos clics & nos clacs tandis que le soleil nous retire sa chaleur.

 

Avant de quitter Kamari nous visitons Art Space, un endroit dont je tombe littéralement amoureuse. Cette galerie a élu domicile dans la "canava" d'Agyros, l'un des plus anciens domaines viticole de Santorin. Le propriétaire - producteur de grands crus et passionné d'art -  nous conte l'histoire de sa famille sur cinq générations de viticulteurs et nous mène d'une cave à une autre pour admirer les oeuvres disposées dans les moindres recoins. C'est troublant, le personnage d'un tableau ressemble étrangement à Didi au point qu'on pourrait croire qu'elle a posé. Sauf que manifestement, ce n'est pas mon frère qu'elle embrasse dans cette peinture (fais gaffe à ta fiancée frangin).

 

Cette belle rencontre se termine avec une dégustation de dix vins. Le propriétaire nous guide délicatement dans les gestes à observer pour cette leçon d’œnologie. Mes sens sont en éveil et je prends beaucoup de plaisir à découvrir les crus proposés. D'ailleurs, le visanto d'Agyros n'a rien à voir avec celui goûté il y a 2 jours : cette fois j'adore complètement!

 

Notre homme nous explique que les bouteilles sont vendues uniquement en direct aux particuliers pour respecter la production confidentielle et de grande qualité : pas de livraisons aux restaurants, cavistes, distributeurs et autres intermédiaires. Sur ces arguments, Didi fait une sélection de plusieurs bouteilles pour livraison dans le petit petit village breton de ses parents.

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Nous rentrons à Karterados pour un stop de quelques heures. Didi pique une tête dans la piscine tandis que je vais me promener dans le village. Nous sortons toute pomponnées à la tombée de la nuit et prenons de la hauteur pour un dîner à Exo Gonia, au centre de Santorin. Didi a repéré sur internet une taverne de mezze qui vaudrait le détour d'après les commentaires. Je choisis le plus souvent au feeling, mais c'est cool de se fier aux avis pour changer.

 

Le trajet nous dévoile un paysage ambré par le coucher de soleil : nous nous arrêtons pour capturer le charme du paysage et des églises.

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Arrivées au restaurant des nuages ont fait leur apparition, assombrissant le ciel et nous plongeant peu à peu dans la pénombre. Il n'y a pas de places pour se garer à proximité, juste un semblant de parking beaucoup plus bas... La route étroite, sinueuse, sans éclairage et accotement qu'il faudra parcourir à pied dans la nuit noire ne me rassure pas vu la conduite désastreuse des habitants de Santorin. Ces paramètres finissent de me dissuader et nous serrons la voiture près des bennes à ordures en prenant soin de laisser la place suffisante pour qui voudrait y accéder (retenez-bien ce détail pour la suite).

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La carte de Anemoloos fait grandement envie et nous hésitons devant les bonnes choses qui s'offrent à nous. Finalement, je me décide pour un assortiment de trois mezze - falafel, hummous, poulet sauce citron - accompagnés de pain pita, que je partage volontiers avec ma Didi tandis que je goûte ses plats. La serveuse nous offre une pana cotta à la fraise en dessert et je prends un thé au miel des montagnes pour contenir les picotements dans ma gorge (un coup de froid est vite arrivé quand la chaleur tombe en soirée).

 

Entre temps, des feux d'artifice ont éclaté dans les environs et on observe des lumières filant dans la nuit. Je pense à des lanternes alors que belle-sœurette croit reconnaître des drones : les paris sont lancés mais il n'y a personne pour nous départager (morte de rire).

 

Nous quittons le restaurant après un délicieux repas et regagnons la voiture en frissonnant sous le vent qui se lève. Je crois voir un bouquet de fleurs sur le capot mais Didi identifie immédiatement une poubelle. Elle me charrie sur ma perspicacité à toute épreuve et nous partons dans un fou rire décoiffant : je vous assure que l'amas de boules de papier qui dépassaient du sac conique faisait penser à des fleurs fanées, mais à des fleurs quand même! Les gens ne se sont pas gênés pour nous faire cadeau de leurs détritus, alors qu'on avait laissé la place pour accéder à la benne. Bref, on monte en voiture pour rentrer à l'hôtel.

 

Dernier délire de cette douce journée : un lézard qui fait le mort quand les phares de la voiture se braquent sur lui alors qu'il gigotait quelques secondes avant (chacun ses méthodes de survie).

 

ENJOY

 

 

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Mes nuages, j'espère que vous profitez de l'été où que vous soyez! Pour moi les vacances sont terminées. Je passe mon tour en juillet-août pour "couper-décaler-positionner" en automne (magic system).

 

En attendant, je préserve le soleil, les paysages, les rencontres et l'émerveillement de mes derniers voyages pour continuer d'enchanter mon quotidien. Et je trouve enfin le temps de me poser sur le blog pour plusieurs semaines d'aventures et de partage!

 

Cap sur l'île de Santorin, que j'ai parcouru en avril-mai avec ma belle-sœurette. Une destination qui me faisait envie depuis longtemps mais que je ne m'attendais pas à découvrir cette année. C'était un plaisir d'être le joker de mon frère : voilà ce qui arrive quand on ne peut pas rentrer de Djibouti à temps pour un voyage en amoureux. Mais t'inquiètes Bro', je vais faire venir la Grèce à toi (clin d'oeil).

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Quelques infos sur l'organisation, même si tout était prêt avant que je ne sois au programme : 

  • Didi avait réservé le séjour sur Voyage Pirates : l'offre incluait un vol A/R avec Transavia, 8 nuits d'hôtel et la location d'une voiture durant 9 jours pour 302,50 euros par personne ;
  • Pour le reste j'ai dépensé 620,00 euros sur place en restaurants, excursions et achats ;
  • Soit moins de 925,00 euros pour 9 jours à Santorin!

Le voyage ne fait que commencer, on se retrouve très vite pour la suite.

 

ENJOY

 

https://www.voyagespirates.fr/

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Je vous partage la recette de mon gâteau du moment. A la fois simple et surprenant, je ne me lasse pas de le déguster et de le faire découvrir à mon entourage. A votre tour maintenant, suivez le chef!

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INGREDIENTS

  • 2 pots de yaourt nature
  • 2 pots de sucre dont un sachet de sucre vanillé
  • 1 pincée de sel
  • 3 gros œufs
  • 3 pots de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 3/4 pot d'huile végétal (colza ou tournesol)
  • 3 cuillères à café de pâte de pistache
  • 1 cuillère à café d'arôme d'amande amer

 

PRÉPARATION

Séparez les œufs, battez les blancs en neige avec une pincée de sel et réservez. 

Incorporez les yaourts, le sucre, la pâte de pistache et l'amande amère aux jaunes puis mélangez énergiquement. Ajouter la farine, la levure et l'huile au mélange précédant, puis incorporez délicatement les blancs en neige quand la pâte est bien homogène.

Préchauffez votre four à 165° (th.5) puis enfournez le gâteau pour 40-45 minutes. Laissez refroidir avant de démoulez et de vous régaler.

Petite astuce : vous pouvez aussi le conserver 5-7 jours dans une boîte hermétique, mais je vous défie de ne pas le finir avant!

 

ENJOY

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La musique pour m'évader, donner le tempo, impulser ma vie, faire bouger ma tête, mes hanches, mes pieds, pour battre aussi fort que mon coeur, créer du lien avec les autres ou au contraire rester dans ma bulle... Les vacances arrivent et je peaufine ma playlist avec les centaines de sons qui m'accompagneront partout ces prochaines semaines.

 

Je vous laisse quelques morceaux choisis sur mon nuage

et vous dis à bientôt!

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ENJOY

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Si comme moi vous raffolez du saumon, alors vous aimerez ce restaurant scandinave en plein coeur de Paris qui propose également une épicerie-fine. A la carte du saumon préparé avec la finesse norvégienne en entrée, plat et dessert (pas tout à fait mais presque lol).

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Accompagnée de ma chericoco et de son homme fraîchement arrivés du Canada pour les vacances, nous avons dégustés : 

- l'assiette autour du saumon : saumon fumé froid, chaud, mariné, en sashimi et en gravelax

- un pavé de saumon rôti avec sa sauce teriaki-sésame et un wok de légumes au soja

- une omelette norvégienne flambée au Grand Marnier

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Quel plaisir de se faire saumoner de la sorte!

A défaut de partir pour la Norvège et ses aurores boréales, je voyage dans mon assiette.

 

ENJOY

 

Autour du Saumon

60 rue François Miron - 75004 Paris

Tel : 01 42 77 23 08

http://www.autourdusaumon.eu/?utm_source=tripadvisor&utm_medium=referral

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JOURNÉE 4 : LA MEILLEURE GLACE

 

Pour moi être à Rome, c'est avoir le bonheur de vivre dehors, de passer tout mon temps à vadrouiller avec les Soso sans programme précis en tête. On se laisse simplement porter en organisant le relai à la poussette et au porte-bébé pour que notre petit Néo profite autant que nous de ces escapades. Il cherche le regard des inconnus et leur parle dans une langue que lui seul comprend, ouvre de grands yeux émerveillés, tend les bras pour saisir, sentir, goûter. Notre bonhomme fait des siestes de trente minutes et déborde d'une énergie qui nous sollicite beaucoup, mais c'est merveilleux d'observer son ouverture au monde et sa vivacité.

 

Après un repas maison cuisiné à 6 mains et une belle après-midi à nous prélasser sur la terrasse en refaisant le monde, nous sommes de sortie pour terminer la journée au coeur de la ville. Petit passage au Colosseo où les soldats romains testent toutes les postures sous les flashs des touristes, avant de pousser vers le Pantheon et la Piazza Navona.

Colosseo - Copyright mycottoncloud

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Pantheon - Tous droits réservés

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Piazza Navona - Tous droits réservés

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C'est l'heure de l'apéritivo quand nous craquons à l'unanimité pour une glace chez Giolitti. En y pensant, j'en mange très peu même si j'adore ça! Comme les artisans glaciers sont plutôt rares en France, je profite toujours de mon passage à Rome pour tester des saveurs inédites et mémorables. Cette fois, j'ai succombé aux parfums violette, rose, cannelle et riz au lait pour un grand moment de plaisir...

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La soirée avance et nous rentrons à la maison en passant par la Galerie Alberto Sordi et la Piazza Venezia magnifiquement éclairée, avec nos paninis à la main.

Galeria Alberto Sordi - Tous droits réservés

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Piazza Venezia - Tous droits réservés

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JOURNÉE 5 : QUE DEMANDE LE PEUPLE?

 

Dernier jour avec les Soso. Nous montons à la Villa Borghese après avoir tournoyé dans un nuage de bulles sur la Piazza Del Popolo (Place du Peuple) : Néo a pris peur quand l'une d'entre elle a éclaté sur le bout de son nez Mdrrrrr.

 

La Villa Borghese est mon parc préféré à Rome. Je ne sais pas si c'est sa surface en coeur, mais je m'y sens trop bien. Nous nous étendons sur les draps pour notre dernier repas, tandis que le petit crapahute ici et là. Une sieste à l'ombre et je file à l'aéroport pour attraper mon vol vers Paris.

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Piazza del Popolo - Copyright mycottoncloud

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Villa Borghese - Tous droits réservés

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Villa Borghese - Copyright mycottoncloud

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Merci pour ces moments généreux dans la ville éternelle.

MOLTO BACCI SOSO FAMIGLIA !

 

ENJOY

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JOURNÉE 2 : ENDIMANCHES

 

Après un réveil difficile de lendemain de fête, nous avons rejoint la communauté togolaise de Rome pour un moment de prière et de partage : chants en mina, rythme entraînant des percussions et maracas, danses, collation aux saveurs du pays et tenues chatoyantes. Un dimanche réjouissant pour narguer le temps orageux par la chaleur des sourires et des rencontres. Je ne connais pas beaucoup de togolais à Paris, mais si l'occasion se présente, à refaire sans hésiter!

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JOURNÉE 3 : AUX ANGES

 

Le soleil étant de retour, nous avons embarqué les sacs à dos, des jeux et un pique-nique pour une longue balade. Nos pas nous ont tout d'abord conduit le long du Tibre, où  nous avons mangé avec la vue sur le majestueux Castello Sant' Angelo. Puis nous avons flâné dans les charmantes rues du Trastevere, avant de passer par la Piazza San Pietro. Nous avons ensuite déambuler vers la Piazza di Spagna et sommes arrivés à la Fontana di Trevi à la tombée de la nuit. Retour à la maison en nous arrêtant à la pizzeria du coin, nous étions affamés!

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Castello Sant'Angelo - Copyright mycottoncloud

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Le Tibre - Copyright mycottoncloud

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Trastevere - Tous droits réservés

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Piazza San Pietro - Tous droits réservés

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Piazza San Pietro - Copyright mycottoncloud

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Nous avons ensuite déambulé vers la Piazza di Spagna, avec un arrêt gourmand pour le divin tiramisu à la pistache de Pompi. Arrivés à la Fontana di Trevi à la tombée de la nuit, nous sommes rentrés à la maison en faisant un détour par la pizzeria du coin. 

Piazza di Spagna - Copyright mycottoncloud

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Tiramisu pistachio - Tous droits réservés

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Fontana di Trevi - Copyright mycottoncloud

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Rome est sublime, une galerie d'art, un musée à ciel ouvert. Avis aux amoureux des vieilles pierres et aux voyageurs sans un rond : cette ville fera votre bonheur!

 

ENJOY

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En ce moment, je m'évade en triant les photos de mes derniers voyages et en explorant la possibilité de nouvelles destinations pour mes prochaines vacances. Rien de mieux pour garder le sourire que de focaliser mon attention sur les choses qui me rendent heureuses. Et puis le soleil est de retour, ça change tout!

 

Les souvenirs de la dolce vita que je m'apprête à partager avec vous sont d'autant plus précieux qu'ils me rappellent les 1 AN de mon petit néo. Je suis spécialement descendue au début de l'automne pour célébrer l'occasion dans la ville éternelle.

 

Un billet aller-retour à 51,70 euros sur Ryanair :

ANDIAMO ROMA!

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Après Paris, Nancy, Bordeaux et Lyon où j'ai habité, Rome est la ville que je connais le mieux au monde. Je ne compte plus le nombre de fois où j'y suis allée depuis le lycée. C'est comme une amie qu'on ne voit pas souvent, mais qu'on a l'impression d'avoir quitté la veille au moment de se retrouver. Cette fois, direction Battistini le nouveau quartier des Soso. Nous avons passé la soirée à la maison autour d'un "apéritivo" savoureux en parlant des derniers détails du lendemain.

 

JOURNÉE 1 : CÉLÉBRATION & JEUX

 

Buon compleanno Néo! Nous avons pris le petit-déjeuner sur la terrasse avant de nous laisser gagner par l'excitation et l'effervescence de cette magnifique journée d'anniversaire.

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Au programme : une bande d'amis, de bons plats, un ÉNORME gâteau, une première bougie à souffler, un vœu par procuration, des cadeaux et une après-midi dans un parc de jeux à deux pas de la maison. Nous avons profité du moment jusqu'à la nuit tombée tandis que nos éclats de rire résonnaient encore.

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Bacci la famiglia!

 

ENJOY

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Je vous présente Asante, mon doudou géant en kente réalisé par la créatrice et architecte d'intérieur Myriam Maxo. Son nom signifie "merci" en swahili, un hommage à ma famille pour ce magnifique cadeau d'anniversaire.

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J'ai craqué pour le travail de Myriam Maxo en 2012 en lisant son interview sur "Nothing But The Wax". Grâce à une vision artistique audacieuse et unique, cette jeune femme guadeloupéenne de Sarcelles - ancienne assistante pédagogique formée en expression artistique à la London College Communication - a fait sortir les oursons des chambres d'enfant pour en faire des objets atypiques et visuels, porteurs d'une charge émotionnelle au coeur de la maison. Les DD sont des emblèmes pour nous inciter à se porter de l'amour et à se donner de la tendresse... 

 

Les tissus africains permettent à Myriam Maxo d'ouvrir ses créations à une grande palette de couleurs qui transcendent les frontières, créent des ponts culturels entre les gens, invitent au voyage, à la curiosité et à la diversité. Elle explique que le design a pour elle une dimension spirituelle qui nourrit sa démarche artistique.

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Lors du Festival Freestyle 2016 à la Grande Halle de la Villette, ma belle-sœurette et moi avons découvert Myriam Maxo à travers le street art et la performance, une facette de son travail qui m'était totalement inconnue.

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Alors qu'elle venait tout juste d'achever une fresque en wax en hommage à Rosa Parks, avec le collectif d'habitants "Les Couleurs du Pont de Flandre" (rue Cambrai Paris 19ème),

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Myriam nous proposait de réaliser "les portes du bonheur" pour l'hôpital des enfants Robert Debré. Nous avons ainsi passer deux heures à découper des coeurs de toutes les tailles et de toutes les couleurs dans des chutes de wax, que nous sommes venus coller sur des planches de bois. 

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Un atelier très inspirant qui nous a permis d'échanger avec Myriam et de saisir la portée de son travail comme outil de cohésion sociale et de poésie urbaine.

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Mes nuages, ça fait une éternité! J'espère que vous allez bien et que la vie est douce avec chacun d'entre vous. Je sors de mon tourbillon pour contempler à nouveau cette exposition que je pensais vous faire découvrir il y a des mois... Installez-vous confortablement, cet article risque d'être long et passionnant (enfin c'est ce que j'aimerais transmettre).

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En septembre dernier, la Fondation Louis Vuitton a consacré la totalité de ses espaces et de sa programmation culturelle à l'Afrique, poursuivant son ouverture aux enjeux du continent et à des propositions d'artistes inédites.

 

J'ai visité l'exposition le dernier jour de sa prolongation, et six mois après, je reste encore saisie par la puissance évocatrice des oeuvres, l'esthétique et la sensibilité qui affleurent pour témoigner d'une créativité foisonnante. Je vous partage mes coups de coeur à travers les trois étages que j'ai parcouru durant des heures.

 

 

"LES INITIES"

Un choix d'oeuvre (1989-2009) dans la collection d'art contemporain africain de Jean Pigozzi

 

En 1989, après la visite de l'exposition "Magiciens de la Terre" qui agit sur lui comme une révélationJean Pigozzi fait appel à André Magnin comme conseiller pour constituer une collection dédiée aux artistes vivant et travaillant en Afrique subsaharienne. Le tandem parcourt alors le continent, réalisant un travail de défricheur sans repères préalables, à une époque qui ne connait ni téléphone, ni portable, ni internet. Leur complicité et leur engagement dans l'élaboration progressive de ce projet a permis de réunir un fond unique et emblématique en privilégiant : la rencontre avec les artistes, la découverte de leur contexte de travail, ainsi que le soutien de leur liberté et originalité dans leur démarche artistique.

 

Les artistes retenus dans cette fabuleuse collection sont autodidactes et tous héritiers de savoirs spirituels, scientifiques et techniques. Ils étaient totalement méconnus et ont développé des mondes en exprimant une grande variété de préoccupations à travers des thèmes communs : le détournement d'objets quotidiens, le rapport au surnaturel ancré dans la pensée africaine, le lien avec la culture populaire, l'appropriation de la connaissance pour maîtriser le monde et l'utopie d'un futur garant d'un avenir meilleur. La singularité des oeuvres révèle les milles visages de l'Afrique et joue un rôle de prescripteur dans son rayonnement international.

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ROMUALD HAZOUME (BENIN)

Descendant d'une prestigieuse lignée de grands prêtres du Fâ, Romuald Hazoumè développe une oeuvre en lien étroit avec sa culture yoruba où le  masque occupe une place importante. L'artiste en revisite les formes et bouleverse les codes de ce savoir-faire ancestral à partir d'objets usagés du quotidien. Ses masques sont réalisés le plus souvent avec des bidons en plastique de provenances différentes qu'il se procure dans son pays où ils jouissaient d'une seconde vie en servant au transport illégal d'essence depuis le Nigéria. Tout en dénonçant ce trafic aussi lucratif que dangereux pour ceux qui s'y adonnent, Hazoumè se joue des stéréotypes liés à l'Afrique en offrant à ces jerrycans une nouvelle existence qui les propulse dans le champ de l'art, tout en renvoyant en beauté à l'Occident les rebuts dont la société de consommation a coutume de se débarrasser sur le continent.

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Ear Splitting 1999 - Romuald Hazoumè by mycottoncloud

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Aloda 1996 - Romuald Hazoumè by mycottoncloud

Aloda 1996 - Romuald Hazoumè by mycottoncloud

RIGOBERT NIMI (CONGO)

Après 5 ans d'études en mécanique appliquée qui ne lui permettent pas de trouver un emploi honorablement payé, Rigobert Nimi trouve sa voie en fabriquant des maquettes incroyablement fidèles et sophistiquées d'avions, de trains, de motos ou d'automobiles qui lui donneront le surnom "d'ingénieur".

L'environnement chaotique dans lequel il vit à Kinshasa lui fait prendre conscience que le monde doit évoluer et que tous les jeunes qui ont du talent comme lui peuvent y contribuer. Ainsi, pour Rigobert Nimi, l'imagination de l'homme et la création doivent pouvoir soulager la souffrance et les difficultés de la vie. L'artiste se définit lui-même comme un chercheur qui veut effectuer des choses extraordinaires et impressionnantes que les gens n'ont jamais vus : "l'imagination et la recherche pour moi ne dépendent pas de la pauvreté ou du confort. Ma curiosité a été aiguisée très jeune par les dessins-animés et les films de science-fiction qui m'ont définitivement attirés vers la technologie, l'espace et la robotique".

Nimi élabore préalablement des croquis, fait des calculs puis des schémas qui organisent étape par étape la construction de ces machines. Il travaille à partir de matériaux récupérés, de déchets industriels, de plastique, tôle, aluminium et matériaux électriques que l'on peut trouver à Kinshasa. Conception générale, méthode et précision technique sont une constante dans l'élaboration de ses oeuvres monumentales, conçues pour être totalement démontables et remontables. Son oeuvre est pleine de mouvement, de  son, de lumière et s'organise dans un mécanisme simple et robuste où le tout fonctionne parfaitement comme une horloge. 

 

Station Vampires 2013 - Rigobert Nimi by mycottoncloud

Station Vampires 2013 - Rigobert Nimi by mycottoncloud

CHERI SAMBA (REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO)

Peintre engagé dès le début des années 1970, Chéri Samba se fait le porte parole de la peinture populaire congolaise qu'il admire auprès de ses ainés. Il imprime rapidement sa marque en introduisant dans ses toiles des textes à la fois en français et en lingala. S'inspirant de la vie quotidienne, il aborde une vaste palette de sujets tirés de l'actualité politique, économique, sociale et culturelle de Kinshasa : problèmes écologiques, événements tragiques, corruption, beauté des femmes, ravage du sida, renouveau des équilibres mondiaux, reconnaissance de l'art africain. Dans un style figuratif direct, humoristique et provocant, ses peintures traduisent par leur précision et leur audace politique, une vision décomplexée de l'Afrique turbulente, agitée et résolument contemporaine.

Little Kadogo, I am for peace that is why I like weapons 2004 - Chéri Samba by mycottoncloud

Little Kadogo, I am for peace that is why I like weapons 2004 - Chéri Samba by mycottoncloud

Problème d'eau 2004 - Chéri Samba by mycottoncloud

Problème d'eau 2004 - Chéri Samba by mycottoncloud

MALICK SIDIBE (MALI)

Peul d'origine et de tradition, Malick Sidibé achète son premier appareil photo en 1956 et ouvre son studio à Bamako en 1962, dans le quartier populaire de Bagadadji. Parallèlement, il réalise des reportages de nuit photographiant sur le vif les soirées de la jeunesse malienne et de ses clubs qui se font concurrence. Il dépeint l'Afrique joyeuse et survoltée de l'après-indépendance, riche de promesses, dans son désir d'émancipation, dont il saisit les évolutions de la mode et des habitudes de vie.

Nuit de Noel 1963 - Malick Sidibe by mycottoncloud

Nuit de Noel 1963 - Malick Sidibe by mycottoncloud

Un très amoureux des disques 1968 - Malick Sidibe by mycottoncloud

Un très amoureux des disques 1968 - Malick Sidibe by mycottoncloud

BODYS ISEK KINGELEZ (REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO)

En 1978, une vision pousse Kingelez à élaborer une "curieuse maisonnette" qui lui permet d'être engagé comme restaurateur à l'Institut des Musées Nationaux de Kinshasa. Il quitte ce travail en 1985 pour développer un projet d'architecture autour d'une centaine de maquette de bâtiments à usage collectif, aux formes inhabituelles et couleurs vives construites à partir de matériaux de récupération. Mu par le désir de contribuer à l'avenir de l'Afrique grâce à l'art, Kingelez consacre toute sa vie à l'élaboration de ces maquettes qui rassemblent toutes les fonctions de villes rêvées, complexes et oniriques. Ces simulations urbaines articulent des espaces de représentation politique, de zones commerciales et financières, des quartiers de divertissement et d'habitation. Chaque cité fonctionnant comme "un Etat libre et laïque qui ne nécessite jamais de police, de soldats, de prisons...un ciel sur la terre, un bijou remarqué du monde entier". Elles interrogent l'avenir des grandes métropoles africaines.

New Manhattan [New Manhattan City 3021] 2002 - Bodys Isek Kingelez by mycottoncloud

New Manhattan [New Manhattan City 3021] 2002 - Bodys Isek Kingelez by mycottoncloud

Etoile Rouge Congolaise 1990 - Bodys Isek Kingelez by mycottoncloud

Etoile Rouge Congolaise 1990 - Bodys Isek Kingelez by mycottoncloud

MOKE (REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO)

Figure majeure de la peinture populaire congolaise, Moke débute la peinture à l'âge de 12 ans en réalisant des paysages avec ses doigts sur des morceaux de cartons ou de toiles qu'il vend ensuite sur les marchés de Kinshasa. "Peintre reporter de l'urbanité", il développe un style réaliste et exubérant, nourrit par l'observation de son environnement. Stratégiquement installé au croisement des grandes artères Kasa Vubu et Bolobo, l'atelier de Moke est immergé au sein de la ville où il puise son inspiration. Ses peintures prennent pour sujets les sapeurs, la fête, les disputes de voisinages, les transports publics, les défilés des cérémonies. Les scènes de bar nocturnes sont également un sujet omniprésent que l'artiste traite à travers de nombreuses variations. Son style se caractérise par un cerne noir qui délimite des personnages aux visages ronds, une perspective inventive, des couleurs industrielles chaudes et vives, des foules qui recréent l'atmosphère particulières des festivités kinoises.

Skol Primus 2001 - Moke by mycottoncloud

Skol Primus 2001 - Moke by mycottoncloud

OKHAI OJEIKERE (NIGERIA)

A la fin des années 1960, Ojeikere constitue une importante archive photographique qui documente la création vivante dans son pays, dont le série "Hairstyles" est la plus emblématique. Elle se compose de plusieurs milliers de clichés de coiffures nigérianes féminines, réalisées entre 1968 et 1999 selon un protocole immuable. Simple ou élaborée, traditionnelle ou récente, chaque coiffure a un nom, une histoire et une signification précise. Réalisées pour  des cérémonies ou sans raison particulière, ces créations capillaires dont l'appellation varie d'une région à l'autre servent de marqueur social et fournissent des informations sur la femme qui les arbore. Au-delà du projet esthétique, Ojeikere donne à cette collection inédite de portraits une fonction patrimoniale qui contribue à préserver et diffuser la culture nigériane.

Onile Gogoro Or Akaba 1975 - Okhai Ojeikere by mycottoncloud

Onile Gogoro Or Akaba 1975 - Okhai Ojeikere by mycottoncloud

Roudabout Kiko 1971 - Okhai Ojeikere by mycottoncloud

Roudabout Kiko 1971 - Okhai Ojeikere by mycottoncloud

Okhai Ojeikere by mycottoncloud

Okhai Ojeikere by mycottoncloud

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Brush Eko Bridge 1972 - Okhai Ojeikere by mycottoncloud

Brush Eko Bridge 1972 - Okhai Ojeikere by mycottoncloud

Beri Beri 1974 - Okhai Ojeikere by mycottoncloud

Beri Beri 1974 - Okhai Ojeikere by mycottoncloud

Fro Fro 1970 - Okhai Ojeikere by mycottoncloud

Fro Fro 1970 - Okhai Ojeikere by mycottoncloud

Okhai Ojeikere by mycottoncloud

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Suku Oni Didi 1974 - Okhai Ojeikere by mycottoncloud

Suku Oni Didi 1974 - Okhai Ojeikere by mycottoncloud

JOHN GOBA (SIERRA LEONE)

D'origine Mendé, Goba grandit dans la Bondo Society dans laquelle sa grand-mère jouait un rôle très important, au sud de la Sierra Leone. A l'issu de son initiation au sein de cette société secrète de femmes, il part s'installer à Freetown. Vers trente ans après une révélation mystique, John Goba, commence à fabriquer des sculptures qui renvoient aux savoirs traditionnels, aux secrets et aux contes des différents ethnies. Progressivement, l'artiste s'éloigne de ces influences traditionnelles pour affirmer une plus grande liberté. Ses sculptures aux formes rondes et aux détails minutieusement rendus montrent le façonnage du bois typique des communautés de la forêt. Son travail se caractérise par la multitude d'épines de porc-épic plantées dans des boules de bois qui entourent les personnages telle des constellations protégeant l'accès au coeur de la sculpture.

Yellow Woman 1993 - John Goba by mycottoncloud

Yellow Woman 1993 - John Goba by mycottoncloud

CALIXTE DAGPOGAN (BENIN)

Issu d'une dynastie de forgerons, Calixte Dagpogan est un artisan et sculpteur qui débute sa carrière au début des années 90. Si ces premières oeuvres sont marquées par l'influence de la statuaire Fon du XIXè siècle, Dagpogan trouve très vite un style personnel où il revisite la tradition, et notamment celle des masques, avec une imagination débridée. Ses premières sculptures sont composées des pièces détachées de voitures usagées, récupérées et assemblées. A partir des années 2000, Dagpogan utilise des objets neufs "made in China", issus de la consommation courante (stylos-billes, bijoux de pacotille, ampoule, perruques...), qu'il se procure de par le monde. Avec inventivité et humour, il les combine à des éléments récupérés pour donner forme à des visages qui naissent de l'accumulation colorée d'éléments similaires ou hétéroclites.

Calixte Dagpogan by mycottoncloud

Calixte Dagpogan by mycottoncloud

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ABU BAKARR MANSARAY (SIERRA LEONE)

Abu Bakarr Mansaray étudie en autodidacte la chimie, la physique, l'électronique ou les mathématiques à l'aide de manuels scolaires. En 1998, l'artiste fuit la guerre civile et s'installe aux Pays-Bas. Pour décrire son travail , Mansaray évoque la guerre et ses traumatismes. Dans des dessins monumentaux, il donne forme à des machines imaginaires qui produisent du feu, de la lumière, de l'air, de l'eau, du froid, du mouvement et du son. Exécutés à la mine de plomb, au stylo-bille, aux crayons de couleur et au feutre, les oeuvre de Mansaray se composent de diagramme, de schémas, d'esquisses, de calculs et de commentaires qui peuvent être lues comme des planches éducatives sur le mode de l'Encyclopédie.

Evil Detector 2005 - Abu Bakarr Mansaray by mycottoncloud

Evil Detector 2005 - Abu Bakarr Mansaray by mycottoncloud

Digital-man 2004 - Abu Bakarr Mansaray by mycottoncloud

Digital-man 2004 - Abu Bakarr Mansaray by mycottoncloud

FREDERIC BRULY BOUABRE (COTE D'IVOIRE)

Penseur, philosophe, chercheur, conteur, historien, poète et artiste, Frédéric Bruly Bouabré a œuvré dans tous les champs du savoir. Son oeuvre comprend plusieurs milliers de dessins qui associent images et écrits consignés jour après jour. Chaque dessin est un relevé de savoirs, de signes, d'empreintes et de pensées. L'ensemble du travail de Bouabré se fonde sur une volonté encyclopédique de rassembler toutes les connaissances du monde. Habité par l'idée d'une parenté universelle dans un désir de réunir l'humanité, Bouabré est à l'écoute du monde. Il considère que tout est déjà là et donné dans la nature. Il traduit des rêves, des mythes, des connaissances scientifiques en leur donnant  une portée poétique et symbolique. Dans sa série la plus célèbre, "le Musée du Visage Africain", Bouabré fait l'inventaire des différentes scarifications sur le visage et certaines parties du corps, qui permettent comme le ferait une pièce d'identité, d'identifier les hommes, leur appartenance à une famille ou à un territoire. 

Musée du Visage Africain 1996 - Frédéric Bruly Bouabré by mycottoncloud

Musée du Visage Africain 1996 - Frédéric Bruly Bouabré by mycottoncloud

 

ETRE LA

L'Afrique du Sud, une scène contemporaine

 

En partie révélée au monde après la fin de l’apartheid et l'arrivée au pouvoir de Nelson Mandela en 1994, la scène artistique sud-africaine est l'une des plus dynamique du continent africain. Sa force tient à l'engagement des artistes et à une vitalité culturelle qui s'adosse à un réseau établi  d'institutions, de galeries et d'universités.

Sans être un panorama "ETRE LA" réunit les oeuvres récentes de trois générations d'artistes nés ou vivant en Afrique du Sud. Témoins d'un pays encore marqué par son histoire et par les urgences de l'actualité, leurs oeuvres expriment la nécessité d'intervenir au présent.

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JANE ALEXANDER

Figure de référence sur la scène contemporaine sud-africaine, Jane Alexander traite dans ses sculptures et ses installations immersives des enjeux universels d'inégalités, d'oppression et obsession sécuritaire. Politiques et oniriques, ses oeuvres témoignent avec ambivalence de la période de l'apartheid, du post-apartheid (après 1994) et du monde contemporain.

"Infantry with Beast" se constitue d'un bataillon de 27 individus progressant sur un tapis rouge. Face à eux une bête les observe. Ces figures mi-animales, mi-humaines, se réfèrent au lycaon pictus. Appelé "chien sauvage africain", cet animal évoluant en meute organisée a subi des campagnes d'éradication systématiques avant de figurer sur la liste des espèces menacées en 1990. A la fois chasseur et chassé, il symbolise ici le statut ambigu de prédateur et de proie, tissant un lien entre le système hiérarchique et autoritaire de l'armée et celui de la meute.

Infantery with beast 2003-2010 - Jane Alexander by mycottoncloud

Infantery with beast 2003-2010 - Jane Alexander by mycottoncloud

Infantery with beast 2003-2010 - Jane Alexander by mycottoncloud

Infantery with beast 2003-2010 - Jane Alexander by mycottoncloud

DAVID KOLOANE

Artiste, enseignant, écrivain et activiste, David Koloane, véritable passeur, a grandi dans les township et fondé dans les années 1970 "The Gallery", première galerie d'art dont les propriétaires étaient noirs. Son oeuvre dédiée à l'énergie chaotique de Johannesburg, témoigne de la réalité politique, culturelle et sociale de la ville et du pays. Les chiens errants, nombreux dans les township, en sont des sujets omniprésents depuis la série de dessins "Street Dogs" jusqu'au film d'animation "The Takeover".

Son trait rageur et compulsif évoque, sous la forme d'une courte fable, un fait divers tristement fréquent dans les township : l'histoire d'une femme attaquée et dévorée par une meute de chiens. Libre et sauvage, menacé et menaçant, traqué et toujours représenté en groupe, le chien est pour l'artiste la métaphore de l'oppression des Noirs par les Blancs et l'image de la division du pays. 

10 Street Dogs 2005 - David Koloane by mycottoncloud

10 Street Dogs 2005 - David Koloane by mycottoncloud

WILLIAM KENTRIDGE

Figure majeure de la scène artistique sud-africaine et internationale, William Kentridge développe depuis la fin des années 1980, une oeuvre multiforme à la croisée des disciplines où se mêlent arts plastiques, performances, théâtre et opéra. Dans "Notes Towards a Model Opera", Kentridge convoque l'histoire politique, sociale et intellectuelle de la Chine moderne à travers les huit opéras prolétaires crées sous la Révolution Culturelle chinoise (1966-1976). Sur les trois écrans surgissent ensemble ou à tour de rôle, au premier plan ou en ombre chinoise, des performers qui exécutent d'étranges chorégraphies en arborant les accessoires de la contestation. En fond, des images fixes et animées mêlent cartes géographiques de territoires marqués par des révolutions, plans urbains correspondant à des périodes de crises (Paris, Johannesburg, Pékin...), slogans en lettres découpées, pages de livres écrits en idéogrammes  chinois, ou encore notes et dessins de l'artiste. Collage visuel et sonore, politique et culturel, géographique et historique, cette installation vidéo monumentale se présente comme une méditation immersive et poétique sur la révolution et ses différentes manifestations.

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NICHOLAS HLOBO

L'oeuvre de Nicholas Hlobo se construite dans le contexte de l'après-guerre à partir de son expérience d'homme noir appartenant à la culture Xhosa. L'artiste s'en approprie les croyances et les rites en y intégrant les enjeux liés à l'identité et au genre. Hlobo assemble des fragments de matériaux, coud et dessine des lignes sinueuses et colorées à l'aide de rubans multicolores.

Son installation "Ndize" pour "celui qui cherche dans le jeu de cache-cache", emblématique de ces hybridations, est une accumulation de fils soutenus par une structure en caoutchouc qui se répand au sol sous la forme de petites balles, comparables selon l'artiste aux miettes éparpillées par Hansel et Gretel dans le conte des frères Grimm. Cette oeuvre s'impose au mur sous une forme décorative et monumentale témoignant de la pratique de la couture chez Hlobo, traditionnellement associée au féminin et au domestique.  

Ndiza 2010 - Nicholas Hlobo by mycottoncloud

Ndiza 2010 - Nicholas Hlobo by mycottoncloud

ZANELE MUHOLI

Zanele Muholi est photographe et "activiste visuelle". Ses portraits représentent la place de la femme noire dans le contexte sud-africain d'aujourd'hui, tout en abordant frontalement la question de l'identité sexuelle et de sa reconnaissance. Politique, son travail engagé vise à donner une visibilité à une communauté marginalisée, souvent agressée, notamment par la pratique de violes punitifs. Sa démarche traduit la difficulté à représenter les corps et les identités pris dans un flux d'interprétations non maîtrisées ou non consenties. 

La série "Faces and Phases Follow Up" débutée en 2006, compte aujourd'hui plus de 300 portraits. Chaque modèle est photographiée plusieurs fois à différentes périodes de sa vie. "Faces" renvoie à la personne et "Phases" aux diverses phases de sa construction identitaire. L'artiste explique : "Je cherche à établir une compréhension de ce que signifie être femme, noire et lesbienne aujourd'hui".

Xana Nyilenda Newton Johanesburg 2010 - Zanele Muholi by mycottoncloud

Xana Nyilenda Newton Johanesburg 2010 - Zanele Muholi by mycottoncloud

Xana Nyilenda Los Angeles 2013 - Zanele Muholi by mycottoncloud

Xana Nyilenda Los Angeles 2013 - Zanele Muholi by mycottoncloud

Xana Nyilenda Pietermartizburg KwaZulu Natal 2016 - Zanele Muholi by mycottoncloud

Xana Nyilenda Pietermartizburg KwaZulu Natal 2016 - Zanele Muholi by mycottoncloud

KEMANG WA LEHULERE

Artiste, poète et musicien, Kemang Wa Lehulere développe une oeuvre à la croisée des genres et des disciplines qui explorent l'histoire de son pays y compris dans ses développements récents. A travers l'évocation de lieux, d'événements ou de personnes, il exhume les récits oubliés, inconnus, ignorés ou cachés, en marge du discours admis. 

Dans l'installation "Redding of the Greens or Dog Sleep Manifesto" en premier plan, il rappelle le déplacement et le droit de propriété, figurés par des valises de lopins de terre recouverts de pelouse. Référence explicite à la loi du "Native Land Act", considérée comme la première loi du régime de l'apartheid adoptée en 1913, qui privant les Noirs de leurs propres terres, les contraignaient souvent à l'exil. Omniprésente dans les oeuvres de Wa Lehulere, la figure du chien ici en faïence, traduit une constante ambivalence, entre menace et protection pouvant rappeler les attaques de chien dans les township ou celles des bergers allemands des policiers durant l'apartheid.

En second plan, l'artiste a créé "Cutting Corners", un dessin mural réalisé à la craie blanche sur un mur noir - à la manière d'un tableau d'école - qui fait référence à travers des images métaphoriques et des évocations poétiques au droit de propriété. Ainsi les parcelles carrées surmontées d'un drapeau volontairement laissé sans couleur ni motif rappellent les lopins de terre volées aux Noirs.

Cutting Corners 2017 & Redding of the Greens or Dog Sleep Manifesto 2015 - Kewang Wa Lehure by mycottoncloud

Cutting Corners 2017 & Redding of the Greens or Dog Sleep Manifesto 2015 - Kewang Wa Lehure by mycottoncloud

KUDZANAI CHIURAI

Dans ses vidéos, affiches, peintures et dessins de grand format, Kudzanai Chiurai, artiste militant, traite des conflits liés à l'histoire de l'émancipation du continent africain. La série "Révélations" mêle imagerie pop et références à l'art et à l'histoire. Parodiant un imaginaire occidental projeté sur l'Afrique, ces photographies évoquent les luttes et les transitions vers la démocratie dans un état imaginaire et métaphorique. Chargées de symboles, ces images traitent tour à tour de l'unité dans le conflit après l'anarchie, de la place primordiale des femmes dans les combats d'émancipation ou dénoncent les privilèges du patriarcat.

Revelations II 2011 - Kudzanai Chiurai by mycottoncloud

Revelations II 2011 - Kudzanai Chiurai by mycottoncloud

Revelations V 2011 - Kudzanai Chiurai by mycottoncloud

Revelations V 2011 - Kudzanai Chiurai by mycottoncloud

Revelations VI 2011 - Kudzanai Chiurai by mycottoncloud

Revelations VI 2011 - Kudzanai Chiurai by mycottoncloud

THENJIWE NIKI NKOSI

Née dans une famille très militante de retour des Etats-Unis après la fin de l'apartheid, Niki Nkosi s'interroge sur la mémoire, et à travers elle, sur l'idée du héros. Qu'est ce qu'un héros? Qui peut le devenir? Pourquoi et comment le devient-on? En avons-nous besoin? Tels sont les  16 portraits à ce jour qui composent la série "Heroes", développée au moment de la mort de Nelson Mandela, en décembre 2013.

Ces portraits réalisés selon un cadrage serré et un format identique s'inspirent de photographies trouvées sur internet. Africains du continent ou de la diaspora, connus ou anonymes, historiques ou contemporains, cette collection ouverte réunit des acteurs politiques et culturels engagés, comme des victimes de violences et homicides.

Ayim 2015 - Thenjiwe Niki Nkosi by mycottoncloud

Ayim 2015 - Thenjiwe Niki Nkosi by mycottoncloud

Sunstrum 2017 - Thenjiwe Niki Nkosi by mycottoncloud

Sunstrum 2017 - Thenjiwe Niki Nkosi by mycottoncloud

Upright Man (Thomas Sankara) 2012 - Thenjiwe Niki Nkosi by mycottoncloud

Upright Man (Thomas Sankara) 2012 - Thenjiwe Niki Nkosi by mycottoncloud

GRAEME WILLIAMS

Entre 1989 et 1994, Graeme Williams témoigne des fulgurantes violences qui ont précédées les premiers élections "multiraciales" en Afrique du Sud. Depuis, il suit l'évolution complexe de son pays à travers une pratique croisant art et documentation. 

La série "As the Grass Growth" (2014-2015), est consacrée à la génération des "born-free" âgée d'une vingtaine d'années, la première "née libre" après l'apartheid. Une grande partie n'a pas accès à l'éducation et vie dans la précarité. Les photographies de Williams saisissent les jeunes dans leur environnement quotidien. Elles montrent les difficultés de leur parcours souvent stoppé dans son élan et l'effet de promesses non tenues. 

François Van Kraamberg Touwsriver South Africa 2014 - Graeme Williams

François Van Kraamberg Touwsriver South Africa 2014 - Graeme Williams

François (16 ans) a quitté l'école après la fin du grade 10 (équivalent de le 2nde). "Il n'y avait plus de places à l'école locale donc j'ai dû faire ma scolarité dans une autre ville. Il fallait que je parte de bonne heure pour y aller et je rentrais toujours tard. J'étais trop fatigué pour me concentrer. Je veux vraiment devenir développeur informatique donc je vais essayer de trouver une place à l'école locale l'année prochaine". 

Siphosethu Mabe Aberdeen South Africa 2015 - Graeme Williams

Siphosethu Mabe Aberdeen South Africa 2015 - Graeme Williams

Siphosetu (18 ans) a quitté l'école après avoir obtenu son matric (équivalent du bac). "J'avais de bonnes notes et je veux étudier la gestion des ressources humaines". Mes parents ne sont plus là et ma grand-mère n'a pas les moyens de me payer des études. J'ai essayé de trouver une bourse sans succès."

Janine Witboy Victoria West South Africa 2014 - Graeme Williams

Janine Witboy Victoria West South Africa 2014 - Graeme Williams

Janine (19 ans) a quitté l'école en grade 7 (équivalent de la classe de 5ème) à cause de problèmes financiers dans sa famille. "Je pense que je pourrais faire quelque chose de bien de ma vie mais je ne crois pas que ça va arriver".

Vuyisa Maqabangpa Aberdeen South Africa 2015 - Graeme Williams

Vuyisa Maqabangpa Aberdeen South Africa 2015 - Graeme Williams

Vuyisa (20 ans) a passé son matric et se destinait à des études de droit, mais il s'occupe actuellement de son petit-frère. "Ma mère est morte quelques semaines après que je passe mon matric, et après ça, tout  s'est écroulé à la maison".

MUSA NXUMALO

Musa Nxumalo documente le quotidien de son entourage parmi la jeunesse urbaine des township. Il présente une génération allant à l'encontre des stéréotypes négatifs attachés aux banlieues sud-africaines. L'artiste y dévoile notamment le goût de la fête et des cultures alternatives, en particulier du rock dans lequel il est lui-même immergé en tant que participant et observateur.

Musa Nxumalo by mycottoncloud

Musa Nxumalo by mycottoncloud

Musa Nxumalo by mycottoncloud

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BUHLEBEZWE SIWANI

A partir de son expérience de jeune femme noire  queer, Siwani s'interroge sur le pouvoir, la mémoire, la colonisation, le genre, la religion ou les liens entre l'homme et la nature. Elle recourt à son propre corps pour ses installations, performances, photographies et vidéos. L'artiste se revendique comme "sangoma", douée de pouvoir de guérison, dimension spirituelle qui nourrit son oeuvre.

"Batso Bancama" est un moulage grandeur nature en savon de son corps, matériau emblématique de son travail. Cette installation composée également de bassines renvoie à la toilette des filles et plus largement aux rites de passages destinées aux femmes, à l'intimité et aux traditions qui les inscrivent dans une société patriarcale. 

Batso Bancama [And The Gave Up] 2017 - Buhlebezwe Siwani by mycottoncloud

Batso Bancama [And The Gave Up] 2017 - Buhlebezwe Siwani by mycottoncloud

SUE WILLIMASON

Sue Williamson est une artiste incontournable de la scène sud-africaine depuis les années 1980. Son travail d'auteur porte sur l'actualité et sur l'histoire de son pays. A travers ses réalisations, elle donne une voix et un visage aux différentes victimes du système ségrégationniste, et notamment de délocalisations forcées. 

Dans "It's a Pleasure to Meet You", Williamson filme le dialogue entre deux jeunes évoquant la mort brutale de leur père dans les années 1990 avant la fin de l'apartheid. Elevés dans le souvenir de cette disparition, ils évoquent leur enfance, la découverte de vérités et contre-vérités, jusqu'à la confrontation avec les responsables. Ce film dépasse le cadre du documentaire, c'est avant tout l'histoire d'une rencontre entre deux jeunes adultes en prise avec leur passé et leur avenir, engagés dans un processus de reconstruction.

It's a Pleasure to Meet You 2016 - Sue Willimason - Tous droits réservés

It's a Pleasure to Meet You 2016 - Sue Willimason - Tous droits réservés

LAURENCE LEMAOANA

Laurence Lemaoana s'inspire du langage médiatique et politique dont il dénonce l'emprise sur l'imaginaire collectif. Son utilisation du kanga, tissu populaire en Afrique Australe et emblématique de la mondialisation (dessiné au Pays-Bas, fabriqué industriellement en Chine et vendu en Afrique) s'inscrit dans ce questionnement. Il agence sur ce textile des slogans, dont le graphisme rappelle celui des grands titres de journaux placardés dans les centres commerciaux, aux carrefours et aux sorites d'autoroutes. Ces textiles soulignent  à la fois la duplicité d'un certains discours officiel et l'urgence de la justice tout en se référant à la lutte contre l'apartheid, à des citations politiques et aux influences culturelles de l'artiste.

Laurence Lemaoana by mycottoncloud

Laurence Lemaoana by mycottoncloud

 

 COLLECTION DE LA FONDATION

Une sélection d’œuvres africaines

 

Dernière partie de cette magnifique exposition, cette collection complémentaire aux "Initiés" et "Etre là" témoigne de l'influence culturelle de l'Afrique dans l'appréhension du paysage artistique mondial en questionnant l'histoire, la mémoire et l'identité culturelle du continent.

MOSHEKWA LANGA (AFRIQUE DU SUD)

Enfant, Moshekwa Langa découvre que son village rural de Bakenberg, ancien bantoustan, (zones réservées aux Noirs durant l'apartheid) ne figure pas sur un atlas mondial. Ce souvenir est à la source d'œuvres visant à réinscrire sa terre dans la géographie et à la faire exister. Ainsi, en témoigne la série "Drag Painting", toile humides attachées à l'arrière d'une voiture et traînées sur les routes de terre rouge de Bakenberg évoquant des relevés topographiques marqués par les aspérités du sol.

Where Do I Begin 2001, Moshekwa Langa by mycottoncloud

Where Do I Begin 2001, Moshekwa Langa by mycottoncloud

ROMUALD AZOUME (BENIN)

On retrouve Romuald Hazoumè qui compose cette fois une mappemonde de visages à partir des bidons, comme un portrait possible de la mondialisation.

Exilt Ball 2008 - Romuald Azoumè by mycottoncloud

Exilt Ball 2008 - Romuald Azoumè by mycottoncloud

SANTU MAFOKENG (AFRIQUE DU SUD)

Réalisée durant un mois en 1986, la série "Train Church" prend pour sujet le train qui relie Johannesburg et Soweto, trajet épuisant pour les populations noires tenues loin de leur lieu de travail durant l'apartheid. Matin et soir, ce trajet se transforme en instant de grâce collective car prêches et gospel réunissent alors les habitants de plusieurs quartiers.  

Train Church 1986 - Santu Mafokeng by mycottoncloud

Train Church 1986 - Santu Mafokeng by mycottoncloud

ROBIN RODE (AFRIQUE DU SUD)

Robin Rode développe une oeuvre proche du graffiti qui mêle performance, dessin et film. Du sol au mur, il trace au fusain ou à la craie des objets avec lesquels les personnages de ces films interagissent, semblant rentrer dans l'espace du dessin. Les scénettes prennent vie à travers un procédé d'animation partant d'images fixes montées en fondu enchaîné. Dans "New Kid On The Bike", les enfants s'inventent des vélos qu'ils ne possèdent pas. 

New Kids on the Bike 2012 - Robin Rhode - Tous droits réservés

New Kids on the Bike 2012 - Robin Rhode - Tous droits réservés

ZANELE MUHOLI (AFRIQUE DU SUD)

Ces photographies proviennent de la série "Somnyama Ngonyama", qui signifie "Salut à toi Lionne Noire". Zanele Muholi se met en scène dans des autoportraits où elle arbore de façon outrancière des coiffures et accessoires qui renvoient aux stéréotypes de la femme noire et de l'Afrique. S'affichant avec fierté et par militantisme, elle retourne les clichés et les archétypes de sa propre condition.

Somnyama Ngonyama 2014/2015 - Zanele Muholi by mycottoncloud

Somnyama Ngonyama 2014/2015 - Zanele Muholi by mycottoncloud

Somnyama Ngonyama 2014/2015 - Zanele Muholi by mycottoncloud

Somnyama Ngonyama 2014/2015 - Zanele Muholi by mycottoncloud

Somnyama Ngonyama 2014/2015 - Zanele Muholi by mycottoncloud

Somnyama Ngonyama 2014/2015 - Zanele Muholi by mycottoncloud

OMAR VICTOR DIOP (SENEGAL)

Dans la série "Diaspora", Omar Victor Diop réactualise les portraits de 12 africains qui du XVIè au XIXè siècle ont joué un rôle important hors de leur continent. Soigneusement costumé et mis en scène, l'artiste les incarne tour à tour et revisite l'histoire du portrait de la miniature moghole aux peintures des cours d'Europe. Des détails anachroniques empruntés à l'univers du football replacent ses acteurs d'une histoire méconnue dans la période contemporaine.

"Le football est pour moi un phénomène global intéressant car il révèle souvent où en est la société en termes de race" explique l'artiste.

Diaspora 2014/2015 - Omar Victor Diop - Tous droits réservés

Diaspora 2014/2015 - Omar Victor Diop - Tous droits réservés

Prince Don Nicolau (1830-1860) - Omar Victo Diop by mycottoncloud

Prince Don Nicolau (1830-1860) - Omar Victo Diop by mycottoncloud

Prince du Congo, Don Nicolauest le premier leader africain à avoir protesté par écrit contre la politique coloniale, s'exprimant dans la presse de Lisbonne contre les activités commerciales et militaires du Portugal.

Henrique Dias (disparu en 1662) - Omar Victo Diop by mycottoncloud

Henrique Dias (disparu en 1662) - Omar Victo Diop by mycottoncloud

Né au Brésil, alors colonie portugaise, Henrique Dias mène avec des esclaves libérés des batailles contre les armées hollandaises. Il est fait Chevalier de l'Ordre du Christ par le Roi du Portugal.

Omar Ibn Said (1170-1864) - Omar Victo Diop by mycottoncloud

Omar Ibn Said (1170-1864) - Omar Victo Diop by mycottoncloud

Musulman né au Sénégal, Omar Ibn Said est étudiant en mathématiques et en théologie. Envoyé comme esclave aux Etats-Unis à l'âge de 25 ans, il poursuit en captivité son travail scientifique et rédige une importante autobiographie.

Jean-Baptiste Belley (1746 - 1805) - Omar Victo Diop by mycottoncloud

Jean-Baptiste Belley (1746 - 1805) - Omar Victo Diop by mycottoncloud

Né au Sénégal, esclave à Saint-Domingue, Jean-Baptiste Belley achète sa propre liberté. Pendant la Révolution Française, il est membre de la Convention et du Conseil des Cinq-Cent.

Ayuba Suleiman Diallo (1701-1773) - Omar Victo Diop by mycottoncloud

Ayuba Suleiman Diallo (1701-1773) - Omar Victo Diop by mycottoncloud

Les mémoires d'Ayuba Suleiman Diallo sont un des premiers récits d'esclave. Né au Sénégal, il passe deux ans dans le Maryland avant d'être envoyé en Angleterre et libéré. Il retourne dans son pays natal en 1734.

LYNETTE YIADON-BOAKYE (GHANA)

Les personnages de Lynette Yiadon-Boakye évoquent des moments de rêveries centrés sur des sujets à la peau noire, une idée générale de la normalité pour l'artiste.

Pale for the Rapture 2016 - Lynette Yiadon-Boakye by mycottoncloud

Pale for the Rapture 2016 - Lynette Yiadon-Boakye by mycottoncloud

All Manner of Comforts 2016 - Lynette Yiadon-Boakye by mycottoncloud

All Manner of Comforts 2016 - Lynette Yiadon-Boakye by mycottoncloud

CHERI SAMBA (REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO)

On retrouve Chérie Samba dans cette oeuvre où il déclare son amour pour la couleur. "La couleur est partout. Je trouve que la couleur c'est la vie. Il faut que notre tête tourne comme dans une spirale pour reconnaître que tout ce qui nous entoure n'est autre que couleur. J'aime la couleur, pour ne pas dire que j'aime la peinture. La couleur c'est l'univers, l'univers c'est la vie, la vie c'est la peinture".

J'aime la couleur 2013 - Chéri Samba by mycottoncloud

J'aime la couleur 2013 - Chéri Samba by mycottoncloud

RASHID JOHNSON (ETATS-UNIS)

Alliage d'acier, de végétaux et de néons, "Plateaus" aborde les thèmes des déplacements et de l'hybridation. Dans une grille référence au minimalisme, Rashid Johnson a placé des plantes d'appartement exotiques et des bustes en beurre de karité qui ravivent la mémoire des africains envoyés comme esclaves en Amérique. Y figurent aussi des classiques de la littérature afro-américaine (Native Son de Wright) et du matériel de radio, renvoyant à la notion de transmission et au souvenir de l'artiste pour son père radio-amateur. Les travaux de Rashid Johnson lui ont valu une grande reconnaissance au sein d'une génération "post black" en ce qu'elle refuse d'être réduite au seul statut d'artiste noir. 

Plateaus 2014 - Rashid Johnson by mycottoncloud

Plateaus 2014 - Rashid Johnson by mycottoncloud

Tous droits réservés

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Ainsi s'achève ce retour artistique! Il y a de quoi ré-inspirer et ré-enchanter le quotidien à l'heure africaine. Je reviens bientôt dans un nouveau post.

 

ENJOY

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