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My Cottoncloud

Articles avec #anecdote

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Les transports en commun font partie de mon quotidien : métro, bus, RER, tram, transilien... Il y a mille et une façon de se déplacer en région parisienne et c'est bien pratique! Alors qu'on entend souvent parler des retards, des grèves, des trajets "en mode sardines", des têtes d'enterrement, des odeurs corporelles désagréables, des incivilités et scènes de violence ; aujourd'hui je souhaite rendre hommage à mes deux chauffeurs de bus préférés.

 

L'AFFAIRE DU PORTEFEUILLE

 

Je me prépare pour retrouver une copine au resto. Je mets la touche finale à mon afro, enfile mes chaussures, attrape mon sac et descends en vitesse. Le bus passe devant moi : je tape un sprint en faisant signe au chauffeur qui accepte de m'attendre gentiment les trente secondes nécessaires. Je monte le coeur battant, une salutation enjouée et un merci essoufflé à la bouche tandis que je reprends ma respiration. J'échange quelques mots avec l'homme de la situation et vais m'asseoir au milieu des autres voyageurs.

 

Mes lèvres sont sèches. Je farfouille dans mes affaires à la recherche d'un baume et réalise que je n'ai pas pris mon portefeuille. On vient de dépasser la deuxième station : je me précipite à l'avant pour demander à descendre, bafouillant quelques mots sur ma boulette et la galère dans laquelle je me trouve pour avoir le prochain RER. Le conducteur m'ouvre les portes en précisant qu'il revient me chercher dès qu'il a déposé les autres passagers à la gare. Pas le temps de bien comprendre ce qu'il dit, je fonce à la maison en courant!

 

Je coupe par le square, il me faut environ six minutes pour regagner l'appart. Je mets la main sur mon portefeuille après avoir cherché frénétiquement et dévale à nouveau les escaliers en essayant de réfléchir : mon RER arrive dans six minutes, j'ai besoin de dix minutes à pied pour aller à la gare quand je marche très vite, en courant tout du long ça peut le faire mais je suis déjà épuisée par les "échauffements" précédents qui m'ont laissée transpirantes (j'étais toute pimpante). Le renoncement se pointe, je cherche mon portable pour prévenir Riri : le temps d'attraper le train et de faire ma correspondance en métro, j'aurais environ 30-40 minutes de retard...

 

Je m'énerve d'être aussi tête en l'air et d'imposer ce contre-temps à ma copine quand j'aperçois un bus vide stationné à mon arrêt : incroyable!!! Le chauffeur me fait signe de monter dans un éclat de rire. Il a déposé les autres usagers au terminus et a profité de sa pause pour venir me récupérer afin que j'attrape le RER en question.

 

Nous filons à la gare en discutant sous l'entête "Ne prend pas de voyageurs" (morte de rire). Le temps pour lui d'expliquer son geste en remerciement de toutes les fois où je monte dans son bus avec un mot gentil et le visage souriant. Ce conducteur connait très bien ma tête et se réjouit de m'avoir comme usager de sa ligne depuis deux ans. Zéro séduction dans tout ça, juste de la solidarité, de l'altruisme, la sensation chaleureuse et réconfortante d'un "free hug"

 

Ma journée commence bien finalement! C'est cool d'expérimenter un acte aussi touchant... Je suis sur le quai deux minutes avant le RER et m'assois confortablement dans un carré vide pour repenser à ce qui vient d'arriver. Le train démarre et je m'aperçois que nous n'avons même pas échangé nos prénoms dans tout ça! Je demanderai la prochaine fois (clin d’œil).

 

L'AFFAIRE DU TOTE BAG

 

Ce matin, j'interviens dans une réunion très importante au boulot. J'ai bossé sur ma présentation une bonne partie de la nuit et suis fin prête! Je passe une chemise immaculée sur mon pantalon noir taille haute, enfile une veste blazer dans le même ton, coiffe mes cheveux en afro puff structuré, chausse mes derbies et mets un trench. Le sac d'ordi dans une main et mon tote bag dans l'autre, je rejoins l'arrêt de bus d'un pas assuré. Avec les grèves SNCF qui durent depuis des mois, j'ai pris une heure et demi d'avance pour parer à toute éventualité.

 

Arrivée à la gare, je jette un coup d’œil au panneau  d'affichage. Mon RER sera là dans vingt minutes, je plonge dans ma bulle musicale pour faire passer le temps...

 

Le train est à l'approche donc je cherche ma carte navigo pour accéder au quai. Ohhhh mon Dieu : je réalise que le pass est dans le tote bag, qui lui-même est resté dans le bus avec mes papiers d'identité, permis de conduire, moyens de paiement et autres effets personnels. Voilà pourquoi je me sentais légère depuis tout à l'heure, il manquait effectivement un truc! J'éclate de rires, c'est nerveux.

 

Dans ma présence d'esprit (la panique fait réagir très vite), je me rappelle avoir aperçu un dépôt de bus derrière la gare. Je cours jusqu'à l'accueil pour expliquer ma situation à l'opératrice. Mes indications (ligne de bus, arrêt, horaire de passage) croisées au planning des conducteurs lui permettent d'identifier le véhicule correspondant et le nom du chauffeur. Elle me confirme que son collègue est reparti en tournée dans la ville limitrophe et qu'il sera de retour au dépôt dans une heure une fois son itinéraire achevé ; puis passe un appel radio pour vérifier la présence de mes affaires dans le bus. Le stress monte... une personne a trouvé mon sac et l'a confié au conducteur dans son contenu intégral (première victoire).

 

Entre temps, des chauffeurs en pause se sont attroupés au comptoir leur café fumant à la main. Ils ont tout entendu, apparemment ma situation crée de l'animation! Parmi eux, je reconnais un conducteur de ma ligne à qui je souris. Il raconte  à tous combien ma spontanéité l'enchante parmi la foule quotidienne d'usagers indifférents. Le moment est un peu embarrassant mais c'est adorable de sa part...

 

Il poursuit en proposant de récupérer mon sac, monte dans une voiture de service, rejoins la tournée de son collègue et ramène mon tote bag en vingt minutes. Cet homme est formidable! Je le remercie chaleureusement et cours à la gare attraper le RER. Si j'avais attendu le retour au dépôt du bus, j'aurais raté ma fameuse réunion... Je suis encore retournée par les émotions tandis que le train file sur les rails.

 

Mohamed, Thierry (on a fini par échanger nos  prénoms) vous êtes la "CRÈME DES CHAUFFEURS DE BUS". Merci pour les personnes que vous êtes,  merci de m'avoir tendu la main quand j'en avais besoin, merci de nous conduire en sécurité, merci de recevoir et de rendre les sourires/salutation, merci de me demander comment je vais, merci pour le plaisir de nos conversations à chaque fois qu'on fait un bout de trajet ensemble... Vous êtes des lumières dans les transports en commun, merci de faire votre métier avec coeur et passion au service des usagers.

 

Morale de l'histoire : n'oublions jamais qu'un sourire, qu'une salutation ou qu'un mot gentil peuvent faire des miracles dans nos vies (clin d'oeil).

 

ENJOY

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Je vous présente Asante, mon doudou géant en kente réalisé par la créatrice et architecte d'intérieur Myriam Maxo. Son nom signifie "merci" en swahili, un hommage à ma famille pour ce magnifique cadeau d'anniversaire.

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J'ai craqué pour le travail de Myriam Maxo en 2012 en lisant son interview sur "Nothing But The Wax". Grâce à une vision artistique audacieuse et unique, cette jeune femme guadeloupéenne de Sarcelles - ancienne assistante pédagogique formée en expression artistique à la London College Communication - a fait sortir les oursons des chambres d'enfant pour en faire des objets atypiques et visuels, porteurs d'une charge émotionnelle au coeur de la maison. Les DD sont des emblèmes pour nous inciter à se porter de l'amour et à se donner de la tendresse... 

 

Les tissus africains permettent à Myriam Maxo d'ouvrir ses créations à une grande palette de couleurs qui transcendent les frontières, créent des ponts culturels entre les gens, invitent au voyage, à la curiosité et à la diversité. Elle explique que le design a pour elle une dimension spirituelle qui nourrit sa démarche artistique.

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Lors du Festival Freestyle 2016 à la Grande Halle de la Villette, ma belle-sœurette et moi avons découvert Myriam Maxo à travers le street art et la performance, une facette de son travail qui m'était totalement inconnue.

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Alors qu'elle venait tout juste d'achever une fresque en wax en hommage à Rosa Parks, avec le collectif d'habitants "Les Couleurs du Pont de Flandre" (rue Cambrai Paris 19ème),

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Myriam nous proposait de réaliser "les portes du bonheur" pour l'hôpital des enfants Robert Debré. Nous avons ainsi passer deux heures à découper des coeurs de toutes les tailles et de toutes les couleurs dans des chutes de wax, que nous sommes venus coller sur des planches de bois. 

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Un atelier très inspirant qui nous a permis d'échanger avec Myriam et de saisir la portée de son travail comme outil de cohésion sociale et de poésie urbaine.

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D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé lire. Je crois que le coup de coeur remonte à mes 2-3 ans avec ma première carte de bibliothèque. On n'achetait pas beaucoup de livres à la maison, mais les samedis après-midi mon frère et moi allions emprunter une pile de bouquins qu'on s'empressait de terminer avant la fin de la semaine : c'était notre petit rituel.

Et quand une histoire m'attrapait c'était fini, je n'arrivais plus à m'arrêter. Je lisais partout : dans les transports, en cours, aux toilettes, sous la couette à la lampe torche au lieu de dormir lol (une petite fille déterminée je vous dis). Pour moi, les livres étaient un trésor de curiosités, d'imagination, d'aventures, de héros, de monstres, de guerriers et de drôleries, à côté duquel je ne pouvais passer.

De toute façon, il faut bien s'occuper quand la télé est en accès plus que limité (éducation au carré lol), que tu as inventé tous les jeux possibles ou imaginables pour te distraire, et que tu ne peux surtout pas descendre dans la cité pour t'amuser ("laisse pas trainer ton fils, si tu ne veux pas qu'il glisse"). 

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A l'adolescence, les "samedis bibliothèque" se sont révélés être la parfaite couverture pour rejoindre les potes en cachette quand je n'avais pas le droit de les voir. Au fond, on ne faisait rien de grave - juste aller au ciné, faire les magasins, se balader, se poser chez l'un ou l'autre - mais j'étais en totale transgression et mes bouquins m'ont permis de faire diversion plus d'une fois!

Par la suite, j'ai étonnamment perdu cet attachement pour la lecture - trop d'ouvrages universitaires à étudier pour garder le plaisir intact sans doute - mais l'envie est revenue avec force comme un premier amour qu'on n'oublie pas.

Dimanche prochain, je vous parle du dernier livre que j'ai lu. Une belle découverte grâce à Read! un club de lecture et une association créés par Laurie Pezeron en 200, avec pour mission de transmettre l'envie de lire et de promouvoir les auteurs afro. J'ai pioché quelques références dans leur liste et c'est vraiment chouette!

 

A vos bouquins,

 

Enjoy!

 

Laurie Pezeron - Tous droits réservés

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C'est marrant, il y a quelques jours je me suis rendue compte que je ne vous avais pas expliqué d'où vient le nom du blog, ce que signifie pour moi "My cottoncloud" (mon nuage de coton). Peut-être que certains se sont posés la question et on fait mille suppositions à ce sujet...voyons voir si vous avez deviné!

 

"My cottoncloud" c'est tout d'abord un clin d'oeil à mon afro. J'ai les cheveux crépus depuis 2 ans et je trouve qu'en poussant ils forment comme un nuage sur ma tête. J'aime cette poésie dans mes boucles d'ébène. Elles créent un ensemble volumineux, dense, doux et léger! 

Bouclés, frisés, ondulés, lissés, tressés, vanillés, locksés : je découvre comment coiffer mes cheveux en respectant leur structure (stop défrisage) grâce à leur immense pouvoir de transformation naturelle. Cette texture me permet d'embrasser la beauté de mes origines africaines. Elle dit une part de mon identité et de ma personnalité que j'avais envie d'exprimer à travers cette "african touch" que l'on retrouve sur le blog.

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Tous ces nuages sont sublimes vous ne trouvez pas? Moi je suis littéralement sous le charme de cette beauté peu représentée dans les médias mais qui enchante le monde par sa richesse et sa diversité.

 

"My cottoncloud" c'est aussi mon interprétation de l'expression "être sur un nuage" : communiquer, me laisser aller, respirer, penser, rêver, partager les choses de la vie qui me font vibrer et me rendent heureuse, s'échapper du métro-boulot-dodo ou de la triste réalité pour rejoindre d'autres cieux. L'aspect blanc, vaporeux, voluptueux, velouté, diffus ou en transparence des nuages me fait penser à du coton.

De façon plus symbolique, je rejoins le cycle de l'eau dans sa forme aérienne et m'unis à l'essence même de la vie dans la complexité de mon être et de mon intériorité. Je trouve l'envie de me réinventer, de mobiliser mon énergie et mon imagination, de puiser dans ma créativité.

"Mon nuage de coton" c'est un lieu intimiste à partager que je crée pour moi, pour vous, pour nous. De là, je vois la lumière du soleil et les couleurs de l'arc-en-ciel qui m'inspirent.

 

Voilà, maintenant vous savez tout!

 

 

Enjoy!

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La nuit tombe et la voix suave de Norah Jones répand Ces Mots Doux dans toute la maison. Je ferme les yeux et me laisse aller à cet instant. C'est tendre, léger et lumineux à la fois : quelque chose en moi est touché et apaisé en écoutant cette musique.... 

Je trouve que les mots sont simples et magiques car ils traversent le temps. Aujourd'hui, je commence mon blog et c'est marrant car je n'y avais jamais pensé avant. Une envie qui s'impose librement et ce sentiment indéfinissable de juste être moi. J'ai le désir de partager ce qui me passionne, me questionne, éveille ma curiosité, me donne de comprendre le monde et les autres. Une jolie surprise inspirée par Ces Mots Doux qui sait?

 

ENJOY

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